Sandra Imbeault

Notre relation à l’eau potable

La communauté scientifique s’entend pour dire qu’une pénurie mondiale d’eau potable est pratiquement inévitable, une trentaine de pays en souffrent déjà. Le Canada, dont le Québec, qui possède respectivement 7% et 3% de l’eau douce renouvelable sur la planète, ne s’inquiète pas de la quantité d’eau potable à leur disposition mais s’interroge sur la qualité de celle-ci. En effet, les cours d’eau qui nous abreuvent connaissent plusieurs sources de contaminants potentiels qui menacent cette richesse non substituable. Les principales activités consommatrices d’eau potable sont : l’agriculture (70%), l’industrie (20%) et les usages domestiques (10%). Toutes ces activités sont autant de sources de polluants variées : du microorganisme aux polluants organiques persistants jusqu’aux produits pharmaceutiques.

Par le biais de cette conférence sur le développement durable, les faiblesses de l’économie de marché seront soulignées. Le libéralisme économique par le biais de la libre entreprise régit les actions et fournit des justifications au milieu économique et politique malgré des retombées néfastes pour l’environnement. Ce système règne en maître sur la plus grande part du monde occidental et connaît maintenant du succès un peu partout sur le globe. Pourquoi est-ce problématique et quelles pourraient être les solutions de rechange?

L’Homme pointe du doigt ses diverses activités économiques, agricoles ou ses habitudes de vie comme étant LA SOURCE du problème. Dans les faits, le problème naît en amont : Dans la représentation qu’il se fait de lui-même sur la planète. C’est une vision anthropocentrique qui est actuellement valorisée et la notion d’écosystème y a été laissée pour compte. Il en découle la certitude (ou d’une volonté) que toute richesse est mise à la disposition de l’Homme. Associée au libre marché, ce mode de pensée où tout est une richesse exploitable, permet à l’individu d’en faire le commerce et justifie toutes actions et démarches pour se la procurer. À grande échelle cette façon de voir entraîne inévitablement des guerres. À petite échelle c’est la pauvreté puis la discrimination environnementale qui s’ensuivent naturellement. Quelques exemples en relation avec l’eau potable parmi les plus frappants seront amenés afin de susciter la réflexion et d’introduire le débat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé biographique

Sandra Imbeault est docteure en microbiologie et éthicienne. Résumé biographique ici

Publics cibles

Riverains, représentants municipaux, gestionnaires d'usines de traitement des eaux et d'épuration des eaux, agriculteurs et pisciculteurs, pharmaciens, gestionnaires des institutions de santé, syndicats liés au monde de la santé, associations de médecins, d'infirmières et de pharmaciens.

Suggestion de lecture de Mme Imbeault

2050 : Sauve qui peut la Terre !

Mis en ligne vendredi 7 décembre 2007 par Tela Botanica Association - En kiosque - Environnement

2050 : Sauve qui peut la Terre ! Ce livre de Michel Tarrier est diponible à la vente au Editions du Temps.

L’auteur propose ici son enquête sur une fin du monde accusant la négligence de l’homme face à son écosystème et face à ses idéologies. Il soulève ainsi quelques unes de ses intérrogations :
« pourquoi ne nous resterait-il qu’une cinquantaine d’années de vie supportables ? »
« Pourquoi ne pourrons nous pas céder le flambeau à nos enfants ? »
« Pourquoi cette impasse sur le futur ? »
« Pourquoi la « bonne parole » nous a t-elle conduit aux plus mauvaises actions, au pillage des autres continents, à tant de croisades, de discriminations et de génocides, à tant de cruauté à l’égard des animaux ?